Café : méfaits et conseils pour arrêter

2012 janvier 27
by Clément

Quand j’étais ado  je n’aimais pas le café. Puis un jour lorsque j’étais étudiant à Rennes je suis sorti un jeudi soir pour fêter la fin de la semaine  ou le début du week-end je ne sais plus… Je suis rentré tard, enfin tôt le matin…  En rentrant chez moi j’ai eu l’heureuse surprise de découvrir  un message sur mon répondeur. Il m’indiquait que je devais être dans 2 heures dans une entreprise pour effectuer une mission d’intérim (et oui je n’ai pas toujours été coach sportif). Etant toujours partant pour de nouveaux défis, je me suis dit que ce challenge était dans mes cordes. J’ai donc dormi une heure, me suis douché, ai petit déjeuné et suis parti pour effectuer cette mission. Au début cela allait puis à la pause de 10 h quand on m’a proposé un café je n’ai pas pu m’empêcher d’accepter.  Je me suis dit que cela pouvait m’aider à tenir. J’en ai donc pris 1 café à 10 h, un 2eme à 11h, un 3eme et un 4eme avant et après le déjeuner, un 5eme à la pause de 16 h et un petit dernier à 18 h pour avoir assez de force pour rentrer chez moi. Bref, voilà comment j’ai commencé à boire du café.

Ma consommation de café pendant mes années étudiantes

Après cette première expérience avec le café je me suis mis à boire du café à la fac de sport à la pause de 10 h, après le déjeuner et parfois à 16 heures quand j’avais un coup du mou. Je n’aimais pas plus que cela le goût (surtout avec celui des machines à café) mais comme beaucoup de monde je prenais le café comme stimulant. Bref, pendant longtemps j’ai bu du café 2 à 3 fois par jour sans me poser trop de questions sur ce que ressentait mon organisme.

Depuis que je suis coach sportif

Puis, des années plus tard le fait de travailler comme coach sportif à domicile m’a amené à avoir une démarche globale sur la santé. J’ai bien sûr été amené à réfléchir sur les pratiques sportives pour permettre à mes clients d‘atteindre leurs objectifs en alliant efficacité et plaisir dans l’effort. Mais je me suis aussi posé des questions sur l’alimentation. Pour mes clients mais aussi pour moi. Donnant en moyenne 20 heures de cours par semaine, il est essentiel pour moi d’utiliser le bon carburant. Et simplement en observant ce qui se passait à l’absorption de café je me suis rendu compte que le café me boostait quelques minutes après son absorption mais entrainait une fatigue à posteriori.  Le café me nouait également l’estomac et générait une forme de stress.

Aujourd’hui : moi et le café

Devant ce constat, j’ai décidé de réduire ma consommation de café. J’y suis allé progressivement. J’ai d’abord enlevé le café de 16h, puis de 10h et enfin  le plus difficile celui qui suit le déjeuner. Aujourd’hui (en toute honnêteté), je n’ai pas réussi à arrêter complètement le café.  Je bois actuellement 1 tasse de café 1 à 2 fois par mois. Je crois que je le fais pour le goût et son côté socialisant.  J’ai encore du mal à ne pas prendre un café quand je déjeune avec des amis et que le café est accompagné d’un gâteau au chocolat.

Le café et ses méfaits

J’ai trouvé de nombreux articles sur le net les bienfaits et les méfaits. Beaucoup vantent le côté stimulant du café.  Voici un synthèse des méfaits sur le café dont la principale source est l’article réalisé par l’amdpi France

Risque de cancer

Selon une étude parue en 2002, le café pourrait majorer le risque de cancer du côlon et du rectum, selon l’analyse pratiquée sur plus de 1 800 malades et 2 118 sujets contrôles. L’une des explications biologiques de cette majoration du risque cancéreux serait la baisse de sécrétion exogène de cholestérol et d’acide biliaire en rapport avec la consommation de caféine.

La café un trompe l’oeil

En 2002, devant l’existence d’études contradictoires sur l’effet du café sur la pression intraoculaire, des ophtalmologistes israéliens ont analysé les modifications de la tension de l’œil selon la quantité de café ingérée. Ils ont conclu que les personnes souffrant de glaucome à tension normale ou d’hypertension oculaire doivent éviter de consommer plus de 180 mg de caféine par jour, en raison du risque majoré de majoration de la pression oculaire chez les sujets à risque de glaucome.

Cerveau

Selon une étude du ‘Journal of Neurology and Neurosurgery and Psychiatry » (2002), boire plus de 6 tasses de café par jour pourrait aussi majorer le risque d’hémorragies méningées chez les porteurs d’anévrisme cérébral. Néanmoins, aucun lien entre café et saignement méningé n’a été détecté chez les sujets exempts de malformation vasculaire.

La café empêche de dormir

Selon une étude baptisé Sleep Med (2002), la prise de café trois à six heures avant l’heure du coucher influe négativement sur la qualité du sommeil et diminue significativement la sécrétion de mélatonine. Les auteurs concluent que « les sujets ayant des problèmes à l’endormissement doivent donc éviter de consommer du café dans les six heures précédant le coucher ».

La café est mauvais pour la grossesse

La caféine étant une molécule de petite taille, il a été prouvé qu’il traverse la barrière placentaire et s’accumule dans l’organisme du fœtus. Chez ce dernier, la demi-vie de la caféine est de 150 heures ! Si vous êtes enceinte et que vous buvez du café très fréquemment, la caféine va donc s’accumuler chez le foetus. Ce dernier va subir un retard de développement (prématurité, poids réduit à la naissance).

La café une drogue

Consommé à fortes doses (600 mg ou plus par jour de caféine) le café peut entraîner une dépendance, mais qui est différente de celle de l’alcoolisme ou de la toxicomanie. Les symptômes de manque varient suivant les individus mais ils se caractérisent généralement par le mal de tête, la fatigue, l’apathie, et une anxiété. Aujourd’hui, la caféine entre dans la composition de nombreux psychostimulants pour les professions dans lesquelles la vigilance est vitale (pilotes, conducteurs qui doivent rouler la nuit…).

Le café un générateur de stress

L’ayant moi même ressenti je suis persuadé que le café a des effets anxiogènes. Malheureusement, je n’ai pas trouvé d’étude sérieuse à ce sujet. Toutefois, j’ai vu sur le net que de nombreux médecins recommandent à leurs patients qui viennent les consulter pour des crises d’angoisses d’arrêter la consommation de café.

Mes conseils pour arrêter ou diminuer fortement votre consommation de café

  • Remplacer le café par du thé au petit déjeuner.

On a tous des habitudes le matin au petit déjeuner. Si vous avez l’habitude de boire du café passez au thé. Cela n’a pas le même goût mais cela reste une boisson chaude ce qui vous permettra de faire la transition en douceur. En plus, le thé n’a que des vertus positives. Il est anti-oxydant,  prévient des maladies cardio-vasculaires, de l’ostéoporose.

  • Prendre du thé au bureau.

La café est une boisson socialisante. Il y a tellement de choses qui se passent au travail devant la machine à café que Bruno Solo et Yvan Le Bolloc’h en ont même fait une émission (caméra café). Je vous rassure ce n’est pas le café qui est socialisant c’est le fait de se retrouver en salle de repos. Donc prenez un thé au lieu d’un café et vous pourrez même socialiser avec vos collègues autour de ce choix. S’il n’y a pas de thé, achetez un thermos et remplissez le de thé le matin avant de partir au boulot. Cela vous prendra peu de temps puisque vous buvez déjà du thé le matin.

  • Manger modérément et des produits faciles à digérer 

N’attendez pas d’être repu pour arrêter de manger. Benjamin Dariouch (coach en alimentation) recommande de s’arrêter de manger à 80 % de satiété. Évitez également le régime entrecôte frites. Privilégiez les fruits et légumes (salades). C’est beaucoup plus digeste et meilleur pour la santé. En effet, plus votre digestion sera facile et moins elle vous prendra d’énergie et moins vous serez tenté de compenser cette fatigue en prenant un café.

 

  • Ne pas prendre de café avant d’aller se coucher

Vous le savez déjà mais je vous le rappelle pour la forme. Comme précisé dans l’étude citée précédemment, il est déconseillé de boire du café 6 heures avant d’aller ce coucher. 

  • Adapter votre consommation à votre tempérament

L’important étant le résultat final (diminuer fortement voire arrêter de boire du café), il est essentiel que vous choisissiez le bon chemin pour atteindre votre objectif. C’est comme la cigarette!!! Soit vous décidez d’arrêter du jour au lendemain soit vous  y allez par étape en diminuant progressivement votre consommation de café.

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3 Responses
  1. février 25, 2013

    Bonjour,

    Lorsqu’il y a abus d’un produit, que cela soit du café ou autres, les effets s’en ressentent sur la santé. Or le café est un produit très fort, il ne faut donc pas le banaliser. Lorsqu’on connaît ses risques sur la formation du phoetus on peut se poser des questions ! Cela en vaut-il la peine ? Je pense que non, mieux vaut bien dormir et faire du sport pour se maintenir en forme !

  2. mars 6, 2013

    Bonjour,

    Votre article est très intéressant, je suis en train de rencontrer les méfaits de l’arrêt brutal du café (maux de tête + grosse fatigue) mais normalement ça devrait s’arrêter rapidement (j’en suis à 48h).
    Par contre, une remarque sur le thé : oui, il a beaucoup de bienfaits, mais attention aux personnes sujettes à l’anémie (manque de fer dans l’organisme), je pense particulièrement aux femmes en âge de procréer ayant des règles abondantes : le thé empêche de fixer le fer dans l’organisme, il est donc à bannir dans ce cas (remplacez-le par des tisanes et du rooibos, le « thé rouge » sans théine d’Afrique du Sud, c’est aussi fort en goût que le thé).

  3. Caroline permalink
    juin 7, 2013

    J’ai votre réponse:
    la caféine va augmenter le taux de cortisol, l’hormone du stress !

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